En revanche, sur Nintendo Switch, c'est le pied

Disponible depuis le 27 mars dernier sur l’eShop de la Nintendo Switch, Outlast II, suite d’Outlast, survival-horror du studio Red Barrels, plusieurs fois primé et fortement apprécié par le public a été testé par mes petites mains presque expertes. J’ai donc eu la chance d’être une nouvelle fois contacté par le studio afin de donner mon avis sur cette fameuse suite, que j’ai terminé sur Xbox One mais également sur Nintendo Switch afin de pouvoir faire une comparaison. J’avais adoré le premier opus, que j’ai testé aussi sur Nintendo Switch (le lien juste ici), et du coup, j’étais excité à l’idée de découvrir ce Outlast II sur cette même machine. Verdict final, je me suis chié dessus ou pas ? Bon, je vous dit tout ici les copains, allons-y.


Welcome to the hell

Un univers bien différent du premier

Bien évidemment, tous mes articles sont garantis sans spoils, vous pouvez lire tranquillement. Je vais être très flou concernant l’histoire, si jamais vous ne voulez rien savoir. En tout cas, attendez-vous à quelque chose de différent comparé à l’intrigue du premier volet. En effet, Outlast premier du nom se déroulait dans un asile psychiatrique, on y parlait médecine, chirurgie (parfois très douteuse) et problèmes du comportement. Dans ce deuxième épisode, on en est bien loin. Le sujet principal sera la religion, plus précisément du christianisme et de ses dérives macabres et sectaires. Et j’avoue que niveau ambiance, Outlast II a de quoi vous surprendre. J’étais très subjugué en y jouant, en découvrant également l’évolution entre les deux titres. L’atmosphère de ce Outlast II est pesante, lourde, dérangeante, tout ce qu’on aime dans un survival horror, même si je dois l’avouer, m’a beaucoup moins impressionné en terme de frissons et de sursauts que le premier et son DLC « Whistleblower » que je vous conseille fortement.


La Nintendo Switch au meilleur de sa forme

Un portage de qualité

Un survival horror sur sa télé, dans le noir, ça fait peur, mais alors un survival horror sur sa tablette, dans le noir, c’est encore pire. La console de Nintendo est tellement parfaite pour ce genre de jeu, on est beaucoup plus subjugué et captivé en jouant en mode portable, casque ou paire d’écouteurs dans les oreilles. Surtout lorsqu’on constate la qualité et la bonne facture de ce portage, chose que tous les éditeurs ne réussissent pas à faire. Globalement, c’est du très bon boulot, 720p en mode portable, 1080p en mode télé, le tout en 30 images par seconde si ça vous intéresse. Je vous conseille vivement d’y jouer en portable, c’était d’ailleurs mon avis pour le premier opus, malgré certaines textures un chouilla baveuses de temps en temps. Mais il faut vraiment chipoter. En revanche, point négatif d’y jouer sur la tablette, jouant toujours avec les sous-titres activés, parfois la lecture est très difficile, à cause d’une taille de police ridiculement petite. C’est pas évident de voir ce qu’il est affiché sur l’écran, espérons une petite mise à jour pour rectifier ça. Sinon, c’est tellement plaisant à jouer. C’est de plus en plus difficile de découvrir un survival horror autrement.


C’est lequel le mieux, le 1 ou le 2 ?

Le choix est vite fait…

Sans aucune hésitation, le premier. Ce sera peut-être pas votre avis, mais malgré les énormes améliorations apportées dans ce Outlast II, le premier volet est, pour moi, carrément au dessus. Comme je le disais, Outlast II dispose d’une atmosphère et d’une ambiance à part, mais un peu trop hollywoodienne pour moi. J’ai pas ressenti de réelle peur, ni de sursauts d’ailleurs, comparé au ressenti que m’avait procuré le premier. Je me souviens encore que lorsque j’avais découvert Outlast, j’ai eu de grands moments de frissons, il m’est arrivé même d’éteindre ma console tellement que je n’en pouvais plus. Dans celui-ci, trop de mise en scène, trop de scènes cinématiques qui gâchent l’immersion et le rythme de l’histoire.  C’est tellement trop, tout le temps qu’on s’y habitue, tellement vite, trop vite même. Pas de place pour le stress, l’imaginaire, on ne se pose aucune question, on nous donne tout sur un plateau à chaque instant, ça devient même assez lassant au fil du temps. Et du coup, Outlast II a été, je dois l’avouer, une promenade de santé, et dans un survival horror, c’est quand même pas normal haha.


Conclusion : pas de caca dans le slip, eh non

En revanche, sur Nintendo Switch, c’est le pied

Je ne vais pas dire que j’aurais aimé me chier littéralement dessus, mais si, quand même. Malheureusement, je n’ai pas été captivé par ce deuxième opus malgré toutes les innovations dans le gameplay, que je vous laisse découvrir par vous-même. J’ai été très bref dans ce test tout simplement parce que je ne veux en aucun cas vous influencer ou vous en dire de trop. Un survival horror se découvre seul, avec nos interrogations et nos craintes, et je ne veux pas vous gâcher le plaisir de la peur et de la frousse. Même si, vous l’aviez compris, ça n’a pas été mon cas. En revanche, j’ai préféré y jouer sur Nintendo Switch que sur Xbox One, parce qu’il faut le dire, en mode portable, c’est carrément bon. Et rien que pour ça, il mérite quand même le détour. Alors si ça vous tente, et que vous souhaitez avoir votre dose de peur in the pocket, je vous invite vivement à vous le procurer, et pourquoi pas craquer pour le « Bundle of Terror » afin de les avoir tous sur la même machine à portée de main.

Vous avez aimé Outlast II ou pas du tout ?

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