Très beau mais très creux

En me baladant dans les boutiques jeux vidéo de ma ville, regardant les jeux d’occasion que je pourrais embarquer à la maison, je suis tombé sur Ryse : Son of Rome pour 5€. Exclusivité qui faisait partie des jeux de lancement de la Xbox One. Je suis passé à côté à l’époque, j’ai eu la console un peu plus tard, et disons le franchement, j’avais oublié l’existence du titre. Un beat them all dans le monde romain, avec de beaux gladiateurs musclés, pourtant ça avait l’air prometteur. Développé par le studio allemand Crytek, Ryse : Son of Rome a néanmoins reçu de très mauvaises critiques lors de sa sortie, j’avoue ne pas avoir fait attention à ça, j’aime me faire mon propre avis, vous le savez bien. Etant friand de ce genre de jeux, et toujours dans l’affût de découvrir de nouveaux titres, je me suis dit pourquoi pas, je l’ai donc pris avec moi. Et on se retrouve aujourd’hui car l’aventure est terminée, et que comme promis sur Instagram, je vais vous en toucher deux mots. Voici mon test de Ryse : Son of Rome les amis, en garde !


Bienvenus Marius Titus

Voici le héros du jeu, Marius Titus

Comme vous l’aviez compris, Ryse : Son of Rome se déroule dans l’époque romaine, on y incarne Marius Titus, soldat de l’Empire romain. En colère et prêt à tout pour venger la mort de sa famille par les barbares, Marius n’a qu’une seule idée en tête, tuer les responsables de ces meurtres. Une histoire simple, qui s’enchaîne rapidement, naturellement, sans réels rebondissements. Ce n’est clairement pas son scénario la plus grande qualité de Ryse : Son of Rome, mais on se laisse quand même captiver par la force de caractère de Marius. En vérité, j’avais l’impression d’avoir déjà vu cette intrigue des centaines de fois auparavant, la famille meurt, le héros est pas content, il tue les méchants, merci au revoir. Rien de bien original dans tout ça, mais bon, c’est comme ça. J’aurais bien aimé que le personnage de Marius Titus soit un peu plus développé afin qu’il marque vraiment les esprits, surtout qu’il y avait, je pense, du potentiel. On se retrouve donc dans un conflit contre des barbares, avec des flashbacks afin de nous expliquer le passé de notre héros, comment est-il arrivé ici, comment est-il devenu celui qu’il est aujourd’hui. Mais le contenu reste quand même assez light je trouve, un scénario basique (simple) qui nous laisse un peu sur notre faim.


Graphiquement, c’est toujours aussi sublime

C’est impressionnant, encore aujourd’hui

Ryse : Son of Rome fait partie des jeux de lancement de la Xbox One, forcément, il fallait s’attendre à ce qu’il montre toute la puissance et les possibilités de la machine. Et bien la Xbox One n’est pas là pour enfiler des perles hein, graphiquement, c’est magnifique. Ryse : Son of Rome assure encore, il foutrait quelques claques à certains titres sortis après lui. Des environnements et des décors détaillés à la perfection, illuminés par des éclairages et des jeux de lumières impressionnants, des explosions plus vraies que nature, wow ! Une qualité technique hollywoodienne qui fait du bien aux yeux. On se réjouit de contempler la moindre flaque de boue tellement qu’elle est hyper réaliste, des panoramas splendides tout au long de votre aventure. Mais aussi les personnages et leurs animations hyper détaillées, c’est du très très beau boulot Crytek.


Des combats saignants, chorégraphiés

Des combats rythmés mais répétitifs

Le gameplay de combat de Ryse : Son of Rome repose principalement sur des actions simples sous formes de QTE : un bouton pour une attaque lente, un autre pour une attaque rapide, un pour contrer, et un autre pour esquiver. Il faudra appuyer au bon moment afin d’effectuer des actions parfaites, permettant de récupérer plus d’XP et d’échanger ses points pour améliorer nos stats. Globalement, j’ai trouvé ce système bien sympa, cela donne des combats chorégraphiés captivants à suivre, et avec cette caméra proche de Marius, on a l’impression d’y être. Cependant, au bout de quelques heures, on y ressent comme une forte répétitivité. Répétitif dans les coups, mais aussi via les ennemis, c’est toujours les mêmes, pas assez diversifiés. On a l’impression de voir des clones partout, tout le temps. Heureusement qu’au fur et à mesure de l’aventure, il y a quelques boss pour remonter le niveau et apporter un chouilla de fraîcheur à tout ça, mais sinon, c’est pas la folie folie pour notre Marius chéri.


Courage, ça va passer vite

Une durée de vie assez courte

Si vous recherchez un jeu qui se termine en un après-midi, Ryse : Son of Rome est fait pour vous. J’ai terminé l’aventure en prenant mon temps en 5h, certains diront que c’est court, d’autres juste assez. Pour ma part, je trouve que c’est juste bien, si c’est plus long pour pas grand chose, ça n’a aucun intérêt. L’ayant eu à très bas prix joue aussi, je pense que ça m’aurait bien fait chier de payer 50€ à la sortie pour juste quelques heures de « ça ». Parce que bon, le jeu est cool, est beau et tout ce que vous voulez, pas de soucis, mais ça reste quand même « creux ». Heureusement qu’il existe un mode online pour ceux voulant rester avec Marius quelques heures supplémentaires, mais vu qu’il est sorti depuis quelques années, à mon avis il doit être désert. Sinon, il existe quelques succès à débloquer, en retrouvant quelques collectibles disséminés un peu partout, ce qui rallonge un p’tit peu l’aventure.


Conclusion : mouais, c’est bien mais sans plus

Bye bye Marius Titus, on se retrouvera peut-être un jour ?

Bon bah voilà hein, comme quoi, les graphismes ne font pas tout. Etre un jeu magnifique, proche du réalisme, avec des effets incroyables ne fait pas tout. Si tu es beau mais que tu n’as rien dans le cerveau, ça ne fonctionne pas. Et c’est malheureusement le cas pour Ryse : Son of Rome. Cela reste un jeu sympa à faire, mais ce n’est pas non plus un incontournable. Il dispose de beaucoup de qualités, notamment sa direction artistique, mais aussi beaucoup de défauts, comme sa répétitivité dans les combats. Si vous avez la chance de le trouver pour peu cher, foncez parce que j’ai quand même passé un bon moment malgré tout. Il faut prendre le temps tel qu’il est, sans prétention, et qui sait, peut-être que vous l’apprécierez aussi. Parce qu’au fond, j’ai bien aimé Ryse : Son of Rome, mais c’est tout quoi. Je vous invite vraiment à le faire, et si vous l’avez déjà terminé, je compte sur vous pour me donner vos impressions dans les commentaires, je prendrais le temps de les lire et de les commenter. Bref, à bientôt Marius Titus, à un de ces jours.

Vous avez aimé ou pas Ryse : Son of Rome ?

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2 thoughts on “[TEST] Ryse : Son of Rome, être beau c’est bien, mais être bien c’est mieux

  1. Même si je n’y ai jamais joué, le jeu avait l’air aussi « creux » que tu le qualifie.
    Je suis d’accord avec toi : les graphismes ne font pas tout. Par exemple, Xenoblade Chronicles 2 avait des graphismes assez mauvais et pourtant, c’est un de mes jeux préférés.
    Si Ryse est dans le game pass, je vais aller y jouer un peu pour voir ce que ça donne.

    Encore un super test !

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