Un titre qui va beaucoup divisé

C‘est bon, nous sommes désormais connectés. Bienvenue sur l’un des tests les plus difficiles à rédiger depuis l’ouverture du blog.. Pourquoi ? Oh bah parce qu’il va s’intéresser à l’un des plus mystérieux jeux vidéo de cette fin d’année 2019, l’ovni by Hideo Kojima, Death Stranding. Disponible depuis le 8 novembre sur PS4, j’ai eu l’opportunité de le tester et de le terminer grâce au soutien de PlayStation France et de Julien Bourey, que je remercie encore énormément. Le jeu sortira également sur PC en 2020, si jamais tu n’avais pas encore de PS4 à la maison. Et comme je le disais, ça va pas être de la tarte de raconter mon périple sur ce titre tellement qu’il est difficile à décrire. Mais je vais faire de mon mieux, avec mes petits mots, afin de te donner envie (ou pas) de te lancer toi-aussi dans Death Stranding. Téléchargement immédiat – connexion établie – chargement, veuillez patienter – voici mon test de Death Stranding, prêt au lancement dans 3,2,1, c’est parti.


Bienvenue dans le Death Stranding

Norman Reedus est de la partie

Une histoire menée par un casting 5 étoiles, avec notamment la présence de Guillermo Del Toro, de Léa Seydoux ou encore de Mads Mikkelsen. Avec la présence de nombreux guests en personnages secondaires qui viendront pimenter l’intrigue. Une intrigue que nous connaissons déjà tous, que je vais grossièrement synthétiser pour ceux souhaitant le plaisir de la découverte. L’Amérique est détruite, seule, sans presque aucune protection, notre cher Sam Porter Bridges va donc jouer un rôle important, celui de « pont » dans cette nation. Sa mission sera d’unifier de nombreux états, afin qu’ensemble, ils soient plus forts et soudés.

Il faut que l’Amérique retrouve cette solidarité perdue, pour que le monde tourne le mieux possible. Car aujourd’hui, ce n’est plus le cas du tout. Le monde est vide, du moins presque vide, puisqu’il est squatté par les « échoués », monstres noirs dégoulinants d’encre, dont on doit se débarrasser à tout prix afin de retrouver un semblant de vie paisible. Et je vais m’arrêter là pour les détails, ce serait dommage de t’en dire plus et de te gâcher la surprise. Surtout que tu le verras par toi-même, la narration de ce Death Stranding est riche, complexe, décousue, et hyper prenante. Tu auras les réponses qu’à la toute fin, alors accroche-toi, t’es pas prêt à ce qu’il va se produire.


Techniquement époustouflant

Tut tut les rageux, j’arrive

Avant de rentrer dans les détails du gameplay, je vais te donner mon avis sur la réalisation et la technique de ce Death Stranding. Habitué aux productions d’Hideo Kojima, notamment Metal Gear Solid V ou encore lors de la démo du regretté P.T., je savais plus ou moins à quoi m’attendre. Et bien, j’étais très loin du compte, Death Stranding est absolument bluffant. Le jeu te mets une claque dans la tronche, direct, il ne cherche pas à comprendre, hop dès le début tu t’en manges une. Que ce soit in-game ou lors des nombreuses scènes cinématiques qui habillent le jeu, on constate de suite tout le travail incroyable de Kojima Productions. Graphiquement, on est proche d’un film, c’est fou de voir à quel point l’équipe maîtrise les capacités techniques de la console. Je suis d’ailleurs très étonné de voir que ma PS4 Slim n’a pas eu de soucis majeurs à le faire tourner. L’open-world qu’est Death Strading est divin, la direction artistique réaliste du titre ajoute cet effet de « wow » à chaque coup d’œil. C’est contemplatif à mort, il m’est arrivé de nombreuses fois de m’arrêter et de profiter du panorama impressionnant. Les montagnes, les falaises, la pluie, l’herbe, les rochers, autant de détails qui méritent qu’on s’y attarde quelques instants. Je joue réellement sur PS4 là ? Et oui, elle en a dans le ventre la mémère. Je m’étais également posé la question en jouant à God of War, ça envoie du lourd ! Impressionnant.

Les scènes cinématiques, gros point fort du jeu

Dans le jeu, c’est sublime, tout le temps, mais alors les scènes cinématiques, c’est encore un niveau au dessus, proche des étoiles. Là on constate réellement que le jeu vidéo et le cinéma n’est plus très loin en terme de rendu visuel. C’est hyper bien foutu. Ce qui m’a le plus captivé, c’est les expressions faciales des personnages, du réalisme comme on en a jamais vu. Les textures de la peau, les imperfections, les grains de beauté, les rides, tout est retranscrit avec une perfection indéniable. Ah ouais quand même, sur le cul, littéralement. Mais les graphismes c’est bien, mais ça ne fait pas tout. Je te rassure, concernant l’ambiance du jeu, qu’elle soit visuelle ou sonore, c’est tout aussi réussie. Death Strading est surprenant, tout le temps, à chaque seconde. Et c’est d’ailleurs son plus grand atout. Concernant le gameplay, c’est une toute autre histoire…


Tu dois reconnecter le monde

Mode livreur Colissimo activé

Pour faire simple, dans Death Stranding, ta mission est de reconnecter l’Amérique. Et pour se faire, tu vas devoir te la jouer livreur Colissimo, aller d’un point A à un point B, afin de rapporter quelques paquets et également connecter le lieu isolé sur le réseau, permettant que les survivants s’échangent données et matériels en temps réel. Porter des colis sur le dos, beaucoup de colis, et hop, c’est parti pour la livraison ! Tu vas devoir faire du chemin, c’est ton job, accompagné d’un BB accroché à ton torse, je te laisse la surprise de pourquoi du comment, tout le temps en déplacement, afin de livrer diverses choses. Bon clairement, sur le papier, ça ne fait pas rêver, mais en y jouant, bah on s’y prête assez facilement. Heureusement que tu vas être aidé par un exo-squelette, qui te permettra de porter plus de 100kg sur le dos, oklm. Mais attention, parce que trop de charge va t’handicaper, et ta progression sera contraignante. Surtout que la nature ne va pas t’aider. Et ouais, on est dans un contexte où le monde est en mode apocalyptique, alors il va falloir se débrouiller ! Grimper les montagnes, traverser les rivières, escalader des falaises enneigées, le boulot de facteur n’est pas de tout repos.

Tu vas en faire de la marche, et pas que

Comme tu peux le constater, c’est pas ouf de devoir tout le temps livrer des trucs. Clairement, tu vas passer la majorité de ton temps à faire des allers retours afin d’apporter ceci, de ramener cela, ouais. En toute franchise, au départ on découvre, bon, on se laisse prendre au jeu, il y a un p’tit côté sympa à le faire. Surtout de voir la montagne de colis qui s’accumule sur le dos de notre cher Sam Porter Bridges, c’est rigolo. Et puis, au bout d’une dizaine d’heures, on commence tout doucement à trouver ça répétitif, du moins ce fût mon cas. Il m’est arrivé de nombreuses fois de soupirer, alleeeer, encore une livraison, génial… Surtout que c’est tout le temps la même chose, il faut aller là, avec ça, merci, livraison effectuée, on passe à la suivante. Donc clairement, heureusement que l’histoire est prenante et que l’on a envie de savoir comment ça va se terminer, sinon ça ferait bien longtemps que j’aurais lâché la manette.


Ensemble, on est plus fort

Que la reconstruction du monde commence

Comme je le disais, Sam Porter Bridges va avoir de nombreuses courses à faire. S’adapter à la nature, ce n’est pas évident lorsqu’on est livreur et qu’on est chargé comme jamais. Et c’est là que le gameplay de ce Death Stranding va s’enrichir et prendre tout son sens. Reconstruisons tous ensemble le monde ! Oui, j’ai bien dit « tous ensemble », car tous les joueurs vont mettre leur contribution dans cette aventure « solo ». Je t’explique. Death Stranding te propose de reconnecter le monde dans lequel nos personnages vivent, et ils vont avoir besoin de notre aide. Afin d’aider Sam dans sa progression, on aura la possibilité de créer tout un tas de choses comme par exemple des ponts, des échelles ou encore des tours de guet. Et pour se faire, il va falloir récolter un peu partout des matériaux, les utiliser pour la construction de ces items, afin de rendre le monde plus « pratique ». On va tous s’entraider, par exemple je peux mettre un peu de métaux et un autre joueur un peu de cristaux, et hop, un pont se créer ! De la coopération entre joueurs, une véritable connexion. Bon, on ne voit pas clairement les autres joueurs se balader dans ta partie hein, mais ils sont tout de même présents. Parfois une échelle va être construite pile poil où tu le voulais, c’est la contribution de quelqu’un d’autre. Pour le remercier, tu peux lui accorder des « likes », un remerciement qui fait plaisir ! Tout ça va te permettre d’aller de plus en plus loin, tu auras le sentiment de n’être plus tout à fait seul dans cette corvée qu’est de sauver le monde. J’ai adoré cette fonctionnalité du jeu, totalement innovant et addictif !


Conclusion : un chef d’œuvre ? Oh que oui

Un titre qui va beaucoup divisé

J’ai essayé d’être le plus évasif possible afin que tu puisses par toi-même découvrir toute la richesse de Death Stranding. J’ai volontairement zappé de nombreuses choses, car me concernant, je ne m’étais pas vraiment renseigné plus que ça sur le titre, et la découverte n’était que meilleure. Alors oui, Death Stranding est un chef d’oeuvre, ça c’est indéniable. Et comme tout art, cela ne va pas parler à tout le monde, et ce n’est pas si grave au final. Me concernant, j’ai de suite accroché au délire by Hideo Kojima. Ce côté social m’a énormément convaincu, ainsi que la direction artistique du jeu et de la réalisation sans faute. Côté gameplay, il est vrai qu’il m’est arrivé de me faire chier par moment, pourtant j’suis habitué des jeux où il ne se passe pas grand chose genre Journey etc. Livrer des colis, au bout d’un moment, même quand c’est fait par Kojima, bah c’est pas super fun quoi. Surtout que tu es prêt à en livrer pour une bonne quarantaine d’heures en ligne droite. Mais, heureusement que l’exploration te donne envie d’aller voir plus loin, que l’intrigue te retient jusqu’à la fin, et que la relation Sam + BB est forte, ça fait un peu oublier le calvaire que c’est. Death Stranding ne va pas parler à tous, c’est très difficile de le qualifier, c’est un ovni, un tout nouveau genre. Et c’est à prendre ou à laisser. Dans mon cas, j’ai pris et j’ai tout gagné. Merci pour cette aventure !

Et toi ? Tu kiffes ou pas Death Stranding ?

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5 thoughts on “[TEST] Death Stranding, est-ce réellement un chef d’œuvre ?

  1. J’étais curieuse de lire ton test et merci, car on a enfin quelque chose d’objectif et complet. Je pourrais me laisser séduire par les graphismes, l’ambiance et l’histoire qui ont l’air de réserver des surprises. Tu n’es pas le premier à me dire que le jeu vaut le détour ! Mais je bloque véritablement sur le gameplay. J’ai vraiment peur de m’ennuyer à livrer colis sur colis.

  2. J’ai acheté le jeu juste parce que je suis un grand fan de Norman Reedus (The Walking Dead). Sinon, je trouve que « Death Stranding » est assez simple comme production. Ton personnage est un livreur de pizza !

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