Mon plaisir coupable

Nouvel avis aujourd’hui sur le blog, et je vais te parler d’une nouvelle licence de chez Square Enix. Un tactical en temps réel qui se nomme The DioField Chronicle, et qui est disponible depuis le 22 septembre dernier sur PC, PS5, PS4, Xbox Series, Xbox One et Nintendo Switch. Le moins que l’on puisse dire c’est que Square Enix en cette fin d’année sont ultra chauds, on ne les arrête plus. Voice of Cards, Live A Live, Valkyrie Elysium, Harvestella ou encore Tactics Ogre, il va y en avoir des sorties. Mais justement, avec cette tonne de jeux qui arrivent et ce rythme endiablé, est-ce que quantité rime avec qualité ? On peut clairement se poser des questions. En tout cas, j’en ai terminé avec The DioField Chronicle et il est temps de te dire ce que j’en ai pensé !


Une histoire de guerre de clans

Le scénario du jeu n’est pas sa plus grande force

Commençons par un p’tit résumé de l’histoire de The DioField Chronicle sans trop en dire comme d’habitude pour te laisser un peu de suspense. On est sur une intrigue qui se déroule dans un monde médiéval avec des touches de fantasy, où la guerre fait rage entre l’Empire et l’Alliance. Et entre tout ça, il y a le Royaume d’Alletain qui se retrouve en plein milieu de tout ce bordel, qui lui était tranquille sur l’île de DioField. Il va se passer quelques événements importants en début de jeu qui va ensuite donner naissance à un petit groupe de guerriers prêts à tout pour protéger DioField et ses habitants : les Renards Bleus. On y incarne Andrias Rhondarson, le petit beau gosse blondinet sur le screen au dessus, qui est l’un des quatre chefs des Renards Bleus. Car oui, ce petit groupe a plusieurs chefs et va s’agrandir au fur et à mesure de cette aventure, je te laisse évident tout le plaisir de la découverte.

Mais regardez-moi ce beau gosse omg

Mon avis sur l’intrigue et le scénario de The DioField Chronicle, on ne va pas se mentir, il n’y a rien d’original. On est sur une base de déjà-vu avec une histoire de clans qui se battent, qui se font la guerre, ce n’est clairement pas le plus gros point fort du jeu. C’est ultra classique, j’ai même eu un peu de mal à rentrer dedans au début tellement que c’est mou du genou et assez flou avec tous ces noms de royaumes et de clans. Mais une fois quelques heures passées, on prend vite ses repères et on arrive à s’y retrouver dans cette ambiance un peu à la Triangle Strategy, en bien moins qualitative. Mais ça reste quand même fluide à suivre, c’est maitrisé, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. C’est sans doute la faute aux personnages qui ne brillent pas par leur charisme. Mise à part Andrias et peut-être un ou deux autres à tout casser, difficile de s’attacher au casting de ce The DioField Chronicle, et c’est bien dommage.


Un tactical en temps réel, c’est validé ?

J’ai beaucoup aimé ce gameplay

Depuis quelques années, je suis de plus en plus adepte à ce genre de jeux, généralement en tour par tour, comme Mario + The Lapins Crétins ou Triangle Strategy par exemple. Du coup j’étais très curieux de voir ce que pouvait apporter The DioField Chronicle avec cet aspect « temps réel » dans un tactical. Et bien pour le coup, j’ai vraiment beaucoup aimé ce gameplay. Même si tout n’est pas parfait, et que j’ai quelques trucs à dire sur la manière de jouer à ce The DioField Chronicle. J’ai joué sur PS5 et à la manette, ce n’est pas tout le temps simple d’être précis dans les déplacements de nos personnages et dans nos actions. J’aurai tellement kiffé jouer à ce jeu sur Nintendo Switch, genre en mode tactile (je ne sais même pas si c’est possible d’ailleurs), ça aurait pu être génial ! Mais en attendant, j’ai fait le jeu avec la DualSense, et le manque de précision est flagrant. Et c’est un peu embêtant quand il s’agit de combats en temps réel, ou l’on a pas le temps de se poser et de réfléchir à une stratégie comme dans du tour par tour.

Il va y avoir du rififi sur le champ de bataille

Dans ce jeu qui est un mélange entre un tactical et un RTS, on contrôle nos personnages soit individuellement ou soit tous ensemble, en leur donnant des ordres comme attaquer, se déplacer, utiliser une capacité, ouvrir un coffre et j’en passe et j’en passe. Un gameplay qui se veut lui aussi très classique mais qui fonctionne très bien et a quand même quelques particularités, comme les invocations, qui te permet d’invoquer une créature aux puissants pouvoirs ! En bref, ce système n’est pas évident à maitriser, du moins au début faute à ce gros manque de précision, mais une fois que t’arrives à te débrouiller et à t’y retrouver, on s’amuse bien quand même. Côté difficulté, je n’ai eu aucun soucis dans les quêtes principales et secondaires, qui d’ailleurs se ressemblent toutes pour la plupart « Vaincre tous les ennemis« , ok super. Mais bizarrement, je ne me suis pas ennuyé, et j’ai trouvé ça assez addictif d’enchainer les missions et de récolter mes sous et mes bonus.

Tu vas upgrader tes persos comme jamais.

Après tes batailles,  tu vas pouvoir retourner dans ton camp, genre le QG des Renards Bleus afin de retrouver les tiens, de récolter ton argent et les utiliser pour acheter de l’équipement comme des armes, des accessoires et tout le trinlinlin. Mais aussi augmenter les capacités et les aptitudes de chacun, afin qu’il soit plus fort et résistant sur le champ de bataille. Perso les ennemis ne faisaient vraiment pas le poids avec moi, notamment face à Andrias et son « assassinat« , c’était cheaté de ouf haha. Donc un arbre de compétences et d’autres menus d’upgrade t’attendent, et plus tu vas avancer dans le jeu, plus tu vas avoir de nouvelles choses qui vont se débloquer, comme la possibilité de créer des armes. Et ouais, rien que ça… Il faut compter une bonne quarantaine d’heures pour en voir le bout. J’ai même mis un peu moins pour te donner une idée !


Visuellement c’est pas trop ça, mais…

Un p’tit air de Fire Emblem Three Houses

Visuellement, on ressent assez vite que The DioField Chronicle ne fait pas partie des grosses productions de Square Enix. Il fait le strict minimum avec une réalisation plus que sommaire et datée. Des scènes cinématiques qui sont ultra rigides et froides, ça manque de pep’s et de vie, genre c’est zéro expression sur le visage des personnages quoi. La direction artistique du jeu, hormis les différents artworks qui eux sont sublimes, le reste c’est assez décevant. Rien que quand tu te balades dans le quartier général on voit direct qu’il y a un manque de budget dans la prod. Des décors vides, avec des textures lisses et des animations d’un autre temps, ça peut vraiment freiner certains joueurs. Autant j’ai réussi à passer au dessus mais je pense qu’il aurait été plus judicieux de consacrer un peu plus de temps dans la technique du titre. En revanche, là où il fait un sans faute : l’ambiance sonore et les musiques. Oh my god mais quelle merveille cette OST pour les oreilles. Je suis en train de rédiger cet avis en écoutant les musiques du jeu et quel bonheur, clairement un gros coup de cœur !


Conclusion : c’est pas trop ça mais c’est un bon début

C’est ultra classique mais ça fonctionne

Malgré tout ces petits trucs qui font que The DioField Chronicle peut vite être agaçant comme sa technique datée et hasardeuse avec quelques ralentissements (même sur PS5) ou son manque de précision, et bien j’ai quand même kiffé. Ouais et je suis le premier surpris. On est face à un tactical qui manque cruellement de budget et de temps de développement, et qui je l’espère, aura le droit à un deuxième volet qui rectifiera tout ça. Car oui il a quand même quelques qualités, notamment son gameplay qui devient plaisant et amusant au fur et à mesure de l’aventure, ainsi que sa bande sonore magnifique. Mais c’est vrai qu’à part ça, on est pas sur le meilleur jeu de l’année quoi. Il plaira à coup sûr aux adeptes du genre, en revanche ceux qui veulent découvrir ce genre, il vaudrait peut-être mieux de checker ailleurs. Commande-le sur Amazon / Fnac.

Tu as joué toi à The DioField Chronicle ?

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